vendredi 9 novembre 2012

Visite insolite de Barcelone à vélo. Le plaisir de visiter Barcelone à vélo...L'insolite près de chez vous!

Les débuts de l'aventure vélocipédique


Lorsqu'on se balade aujourd'hui à vélo dans Barcelone pour la première fois, on a du mal à imaginer qu'il y a une quinzaine d'années cela aurait presque paru incongru...


En effet, le « boom du vélo urbain » est plutôt récent : une petite dizaine d'années. Et pourtant, les conditions sont réunies depuis longtemps pour faire de Barcelone une métropole vélocipédique...Climat agréable, ville à dimensions humaines et peu de dénivelé dans de nombreux quartiers. Ce n'était pas dans les moeurs, la voiture et les motos avaient le monopôle des rues. Comme beaucoup de choses ici, une partie de l'explication se trouve dans les 40 ans de dictature fasciste du général Franco : de 1939, fin de la guerre « civile » espagnole, jusqu'à sa mort, dans son lit, en 1975. Les familles attendaient longtemps avant de pouvoir économiser suffisamment pour pouvoir s'acheter une automobile, il fallait être sur une liste d'attente, et on se faisait livrer son pot à yahourt « Seat 600 » au bout d'un an ou plus. C'était alors le symbole de la liberté, toute la marmaille en voiture et hop, direction la Costa Brava...La bicyclette était « réservée » aux gamins en vacances au village. La fameuse série télévisée des années 80 (devenue culte), « Verano azul », en offre un bon témoignage. 



  Il y a dix ans, quand je baladais un groupe de touristes ou d'élèves de collège en ville à vélo, il y avait toujours des passants pour siffloter la musique du feuilleton à notre passage ! À part les enfants, le vélo passionnait les foules lors du Tour de France ou de La Vuelta de España, Indurain était un grand champion, le Bernard Hinault ibérique. Mais quant à prendre un vélo pour aller au travail ou à l'école, que nenni ! La France n'était pas non plus la Hollande sur ce plan-là, mais tout de même, nombreuses étaient les familles possédant des bicyclettes pour chacun de ses membres. Jetez un oeil dans vos garages ou ceux de vos parents ou grands-parents, vous y trouverez à coups sûrs un vieux bicloune Peugeot, Motobécane ou Gitane qui y traîne...




   Mais revenons au climat et la à topographie avant de s'attacher aux causes de l'essort du vélo à Barcelone dans les années 2000. 

  Barcelone n'est pas Briançon et ses 300 jours de soleil à l'année, mais elle peut tout de même se targuer d'offrir 275 jours ensoleillés par an...Nous bénéficions d'un climat méditerranéen : chaud en été, pas trop froid en hiver (moyenne de 16 degrés sur l'année) et gros orages en fin d'été. Bref, plutòt bien pour pédaler ! Toutefois, le climat ne dicte pas forcément le comportement vélocipédique des gens, il n'y a qu'à voir la Hollande, le Danemark ou l'Allemagne: ça pédale dans tous les sens, sous tous les cieux.
   Le centre-ville est construit sur le Mont Tàber, 17 m d'altitude (16,9 pour être précis)...C'est à son sommet que la ville romaine, Barcino, a été fondée vers 14 avant J-C. Bien sûr, la ville s'est agrandie considérablement au cours des siècles : le long de la côte, mais aussi vers les collines avoisinantes. Les dénivelés sont faibles dans tous les quartiers proches de la côte, c'est-à-dire, dans plus de la moitié de la ville. Découvrir la fameuse Sagrada Familia est chose aisée, ça monte un peu certes, mais rien d'extraordinaire. Pour se rendre au Parc Güell, c'est un peu plus ardu, mais tout à fait faisable. Par contre, pour aller au château de Montjuïc ou sur le Mont Tibidabo, là oui, il faut du mollet!
   La colline de Montjuïc surplombe le sud de la ville, on y trouve des parcs, des jardins botaniques, des installations sportives (Jeux Olympiques de 1992), la Fondation Joan Mirò, le Musée National d'Art Catalan... et, tout en haut, un château. La vue y est splendide.


    Le Tibidabo domine toute la ville, il s'agit d'une sorte de Sacré Coeur couronnant le petit massif montagneux (appelé Collserola) qui longe la côte, à quelques kilomètres à l'intérieur des terres. Un vrai plaisir pour les amateurs de VTT et à deux coups de pédale de la ville. À 512 mètres d'altitude, le Tibidabo est le point le plus élevé de Barcelone, le panorama y est impressionant : la ville, toute la côte, mais aussi l'intérieur des terres avec le Vallès Occidental et le Vallès Oriental et la très particulière montagne de Montserrat.



Le vélo qui fait « BOOM »


   Après des années de règne exclusif du moteur à explosion, le vélo s'est ouvert son grand bonhomme de chemin. En 2003 on comptabilisait un peu plus de 31 000 déplacements quotidiens en vélo, en 2011, plus de 100 000, soit 1,36 % des déplacements. On est bien loin des 30% de certaines grandes villes européennes du nord, of course, mais l'augmentation a été rapide et massive. De nombreux éléments en sont la cause.
   Depuis le début des années 90, des associations locales (Biciclot, Amics de la Bici, BACC) luttent pour faire changer la perception du vélo en ville auprès de la population. Elles essaient d'encourager la pratique de ce moyen de transport en soulignant que ce n'est pas un problème mais une solution face aux embouteillages, à la pollution (Barcelone est une des villes europénnes les plus polluées) et au sédentarisme...Pour cela, elles empruntent plusieurs voies : sensibilisation auprès des plus jeunes (débats, ateliers de mécanique, sorties de classes en vélo), création d'une sorte de lobby cycliste qui fait pression sur la mairie (pour la construction de pistes cyclables, de parkings), manifestations, articles d'opinion dans les journaux...
   Tous les premiers vendredi de chaque mois est organisée une « Massa Critica »,« Vélorution » en français. Il s'agit d'une manifestation de cyclistes, de caractère très libre, pouvant réunir quelques centaines ou quelques milliers de personnes circulant dans la ville durant quelques heures et revendiquant le fait qu'elles ne gênent pas le traffic puisqu'elles SONT le traffic.
   En 1992, pour les Jeux Olympiques, Barcelone a commencé à se dôter de pistes cyclables. On en comptabilise aujourd'hui environ 180 km. Ces infrastructures sont indispensables pour que les gens osent utiliser leur vélo, le traffic barcelonais n'invitant pas trop les néophytes à se lancer...



   Malheureusement, le développement de ce réseau de pistes cyclables n'a pas été planifié et il se fait au coup par coup, sans réflexion, au gré des élections municipales. Il en résulte de nombreux « types » de pistes différents : séparées des voitures par des bornes en caoutchouc, ou par un muret en béton, ou par une ligne de peinture, deux lignes blanches sur le trottoir. En outre, il manque des connexions entre elles et des axes importants restent encore à habiliter...Enfin bref, c'est bien, mais peu mieux faire!
   Les pistes cyclables ont pourtant deux effets pervers : d'une part, la fausse sensation de sécurité que peut expérimenter un cycliste lorsqu'il circule entre deux lignes de peinture blanche et d'autre part, la perception que certains automobilistes peuvent avoir en voyant un cycliste roulant dans une rue dépourvue de piste cyclable. En effet, il peut penser que le cycliste n'est pas à sa place, qu'il n'a qu'à passer par une rue possédant un « carril bici » (piste cyclable), il s'agace et c'est alors que survient le coup de klaxonne !    
  Cependant, les années passant, cette pratique tombe en désuétude, signe que la culture cycliste s'implante !
   Au début de l'année 2007, est apparu le « Bicing » , service de bicyclettes mis en place par la mairie, (sur le modèle du Vélo'v lyonnais, installé lui en 2005). Très économique, ce fût un succès immédiat, 50% des déplacements en vélo se font aujourd'hui en bicing. Ces petites bicyclettes blanches et rouges ont conquis la ville. Mais jusqu'à quand ? En effet, une augmentation de 116 % (!) du tarif sera d'application le prochain mois de décembre 2012. Certains usagers commencent déjà à s'acheter leurs propres vélos.



   Cette augmentation de tarif concerne tous les transports publics. Le prix élevé du métro et des autobus motive en effet certains barcelonais à passer à la bicyclette.
   Le prix des vélos est aussi un facteur important dans ce choix. Avec l'arrivée de Décarthon..euh..Décathlon, il est devenu possible d'acquérir une bicyclette neuve pour moins de 100 euros. Le marché des vélos d'occasion a aussi participé à cette tendance et malheureusement, le « marché » des vélos volés aussi...Dans la rue, au hasard d'une rencontre, « pour 30 euros il est à toi »...et commence ainsi le cercle vicieux...
   La peur du vol est d'ailleurs un frein à l'expansion de la bicyclette à Barcelone. Les vols sont très fréquents et les personnes qui les perpétuent n'ont pas de critère: ce n'est pas parce que votre monture est vieille et rouillée qu'elle est en sécurité la nuit dans la rue. Si le vélo est mal attaché (cadenas peu résistant), il se fera voler, c'est aussi simple que ça. 



  La densité de la circulation dissuade également pas mal de gens d'utiliser une bicyclette.
Les bienfaits pour la santé de la pratique vélocipédique sont bien connus, si on évite l'EPO bien entendu ! C'est un sport très complet qui permet, entre autres, de limiter le risque de maladies cardio-vasculaires. Et nombreux sont les citadins voulant se bouger un peu sans pour autant payer pour aller au gymnase ou pour faire du vélo d'appartement... D'autant plus que des études démontrent qu'un cycliste urbain, du haut de sa selle, absorbe moins de pollution (particules fines, oxydes d'azote, de soufre, CO2...) qu'un automobiliste, même en tenant compte de l'effort fourni, poumons ouverts et langue pendante...!
   La rapidité est un autre avantage du vélo face à la voiture en ville. Des études ont montré que jusqu'à une distance de 5 km, le vélo arrive avant à destination (mais après la moto...).
   L'usage du vélo est appelé à se développer de plus en plus : pratique, économique, écologique, bon pour la santé. Le nombre de boutiques louant des bicyclettes s'est multiplié en 10 ans : je me souviens qu'en 2000, il n'y en avait que 4 ou 5, alors qu'aujourd'hui, j'en connais au moins 20...! Le tourisme vélocipédique s'est développé en parallèle du vélo urbain local.

   Il est donc bien agréable de se promener en vélo à Barcelone. Ville à taille humaine, il est possible en 3 heures de temps, de parcourir de nombreux quartiers très différents, d'aller d'un bout à l'autre de la ville sans se stresser et de découvrir des endroits charmants et insolites. En définitive, tout est là pour se mettre au rythme de cette métropole méditerranéenne.

vendredi 5 octobre 2012

Visite insolite de Barcelone à vélo. Description et comparaisons de deux magnifiques parcs Diagonal Mar et le Parc Central de Poble Nou

Description et comparaisons de deux magnifiques parcs

Diagonal Mar et le Parc Central de Poble Nou




Nous aimons montrer aux participants de nos visites guidées à vélo le quartier de Poble Nou et de Diagonal Mar. Il s’agit de deux quartiers de l'arrondissement de Sant Martí qui s’étendent de la mer jusqu’à l’avenue Diagonal. Les contrastes y sont importants: s'y côtoient les vestiges industriels de la “Manchester catalane” avec ses cheminées et ses vieilles fabriques et les quartiers ultra-modernes du 22@ et de Diagonal Mar.



 Ces quartiers sont  facilement “visitables” à vélo. De nombreuses pistes cyclables les parcourent et le petit centre historique de Poble Nou est particulièrment agréable à visiter à deux roues. Deux parcs s’y trouvent: le parc Central de Poble Nou qui couronne le quartier et le parc de Diagonal Mar qui le chausse! Ces deux espaces verts représentent bien la tendance actuelle des parcs urbains: la recherche de l’alliance entre technologie et romantisme.

Voici donc une description rapide de ces deux espaces, leurs resemblances et leurs differences, ainsi que quelques anecdotes pour pimenter le tout.


Conçus par deux architectes de renom


Moderne dans son tracé, le parc de Diagonal Mar a été conçu en 2002 par Enric Miralles (1955-2000), célèbre architecte catalan, père de nombreux édifices (Parlement d’Édimbourg, Musée d’Art Moderne d’Helsinki) et par son épouse, Benedetta Tagliabue http://fr.wikipedia.org/wiki/Enric_Miralles.
Celui du Poble Nou a été réalisé par l’architecte français Jean Nouvel (né en 1945), célèbre pour son internationalisme: Tour Agbar de Barcelone, édifice Dentsu de Tokyo, Les Gazomètres de Vienne, etc… http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Nouvel.

 Les oeuvres de ces deux grands architectes sont principalement reconnues pour leur côté artistique (édifices colorés) et pour l’utilisation de matériaux nouveaux, écologiques (jardin vertical etc…). Les contrastes entre le naturel et l’urbain, l’espace vert et le gris du ciment ou du métal des édifices alentours, sont très prononcés dans ces deux parcs.


Parcs composés de différents espaces


Division des parcs en différentes zones en fonction du découpage des rues:

Le parc de Diagonal Mar est effet composé de 2 parcs séparés par une rue. On peut ensuite distinguer 7 zones:
Les ramifications de la place centrale: allées qui partent de la ville ou du littoral et débouchent sur la place centrale, près du lac
Les allées de l’enfance -zone de jeux: Promenades qui mènent aux zones de jeux pour les plus petits, composées de bac à sable et chevaux de bois, le tout entouré d’eau.
La rue Taulat: Le parc est coupé en deux par cette rue, ce qui donne une perspective interéssante sur le nouveau quartier moderne de Diagonal Mar
La passerelle du lac: passerelle qui zigzague au-dessus du bassin central et permet d’apprécier l’étendue du parc et les différents niveaux qui étagent le bassin
La montagne magique: zone de jeux aménagée pour les enfants, avec des toboggans aux formes sineuses, sur une petite colline. Juste derrière se trouve la maison du jardinier, construite sous la terre, telle une maison de hobbit.
Le lac: grand bassin surplombé de structures en métal qui expulsent de l’eau vaporisée. Il abrite une faune et une flore typiques des régions Méditerranéennes.
La place centrale: Lieux de rencontre pour les voisins du quartier, cette esplanade est décorée avec des énormes pots suspendus à une structure tubulaire aérienne.

La réalisation du Parc de Diagonal Mar a duré de 1995-2002 et il s’étend sur 14,31 Ha,  sur le terrain d’une ancienne fabrique de fonte et moulage en acier (Macosa).









Le parc Central de Poble Nou n’occupe que 5,5 Ha. Il a été bâti sur les anciennes voies du tramway et le terrain d'une usine métallurgique désafectée. Il fut inauguré en 2008 et se divise en 3 parcs composés de différents espaces:

Dans la partie Centrale on peut distinguer:
-La rampe lunaire qui abrite la Déchèterie Centrale est constituée d’une pente à 45º recouverte de roches volcaniques et de petits palmiers des îles Canaris.
-La place de la Sardane est une grande place ronde et centrale qui permet aux voisins de se retrouver pendant les fêtes du quartier. (La sardane est une danse traditionnelle catalane, une ronde fermée où les danseurs se tiennent par la main et dansent au rythme d’un orquestre appelé La Cobla.)
-L’île et sa coupole végétale au milieu de laquelle se dresse une cheminée en briques rouges, typique vestige du passé industriel du quartier.


De l'autre côté de la rue, on trouve:
-La caserne de la garde urbaine (guardia urbana) et l'ancienne usine métallurgique Can Olivia Artés qui sera bientôt restaurée pour y abriter le Musée d'Histoire de la ville. On y trouve aussi un espace arômatique où poussent du jasmin et des belles de nuits.
En face il y a:
-La spirale dénommée aussi le cratère avec sa connexion télématique avec la ville équatorienne de Guayaquil.
-La zone de jeux, ornée d'amusantes sculptures métalliques et ses balançoires minimalistes.

Des espaces critiqués

Les projets de rénovation et d'ampliation des deux zones (zone littorale pour le parc de Miralles et quartier administratif 22@ pour celui de Nouvel) ont été les objets de dures batailles légales entre le voisinage et la mairie de Barcelone.  
Le quartier de Diagonal Mar s’est construit dans une zone relativement humble de Barcelone: elle est en effet entourée de La Mina (quartier "défavorisé" comme on dit, constitué de barres construites dans les années 60 afin de vider les bidonvilles du littoral) et du Poble Nou, quartier d'ouvriers et de pêcheurs.
C'est à conséquence du très polémique Forum des Cultures de 2004 que ce nouveau quartier a surgit des ruines d'anciens hangars, usines textiles et autre vestiges du passé industriel de la zone. A leurs places sont apparus des tours de haut-standing, des hôtels 5 étoiles, un immense centre commercial et des lofts ultra-modernes, évidement hors de prix pour les habitants du quartier. Avec à peine 10 ans  d'existence c'est encore un quartier fantôme et illustre assez bien le problème de la crise immobilière en Espagne.
Le parc Central de Poble Nou a lui aussi subi les critiques du voisinage. Il est en effet entouré par les grandes tours modernes du nouveau quartier technologique 22@ qui s'est construit au détriment d'ateliers d'artistes et de logement sociaux. Les universités privées, les centres de recherche, de formation et d'échanges n'ont pas attiré la population escomptée, spécialement depuis le début de la crise financière. Une lutte pour la protection de l'histoire de la ville à été menée par différents collectifs du quartier, afin entre autre, de conserver l'aujourd'hui disparu Can Ricart. Le parc de Jean Nouvel a aussi été largement critiqué à cause du mur qui l'entoure et qui, selon les plaintes, lui donne un aspect carcéral et ne facilite pas son accès.

Ces parcs sont néanmoins devenus des espaces de repos et de rencontre pour les voisins.

Esplanade du parc de Diagonal Mar
Voûte ombragée du parc central de PobleNou

 Développement durable, plantes et mobiliers urbains


Ces parcs ont été pensé avec l’idée de développement durable, d'autosuffisance surtout au niveau de l’arrosage (au goutte à goutte) puisque l’eau de pluie est stockée dans les puits souterrains et utilisée pour l’arrosage des parterres. 

Dans le parc Central de Poble Nou, les nappes phréatiques peu profondes ont permis d'y faire pousser de nombreux saules pleureurs, des lianes, et des chèvrefeuilles. Les voutes végétales et les murs de lierres et autres plantes grimpantes sur les structures câblées, donnent aujourd'hui un aspect très agréable à ses promenades ombragées. Le parc est néanmoins très critiqué par les jardiniers qui soulignent le côté peu naturel de la croissance forcée des arbres dans une position, des espaces de plantation non-respectés entre chaque arbres et surtout de la difficile manutention et taille des murs grimpants dus au mélange de 5 espèces différentes qui finissent pas s'étouffer les unes et les autres... Bref, le choix peu approprié des différentes espèces rend le coût de la maintenance du parc particulièrement élevé. Ceci dit, l'architecte Jean Nouvel a rempli sa mission, et le parc est effectivement très agréable en plein été grâce à ses zones ombragées par les treilles de glycines et de chèvrefeuilles.



Le parc de Jean Nouvel est entouré de ces hauts murs de bougainvilliers qui lui donne un air de paradis caché et seules de petites ouvertures en forme de hublots permettent d'en contempler l'intérieur. Ces murs protègent certainement du bruit qui vient de l'avenue Diagonal. L'accès s'y fait à travers des dômes, inspirés des courbes de Gaudi, dont les portes sont en fer forgé. Des cabanes en bois tressés recouvertes de plantes grimpantes ont elles aussi la forme d'un dôme. 


Le mobilier se constitue de quelques chaises futuristes, de lampadaires ronds du même style et de sculptures aériennes.

Le parc de Diagonal Mar a lui complètement respecté la végétation autochtone du bassin méditerranéen, avec ses nombreux palmiers, acacias et lauriers clairsemés qui lui donne un aspect de jardin plutôt que de parc. De magnifiques parterres de plantes médicinales et aromatiques bordent les sentiers. Le parc est dès lors très agréable sous le soleil d'automne et au printemps...
Dans ce parc, espace ouvert entouré d'une grille forgée ondulante, les bancs de ciment poli aux formes sinueuses sont un endroit parfait pour lézarder et se reposer au soleil. Un hommage à Salvador Dali a été rendu par l'utilisation de papiers publicitaires vitrifiés de célèbres marques de sucettes et chewing-gum (les logos de Chupa-chup et Trident ont été déssiné par Dali) sous forme de mosaïques collées aux énormes vases suspendus. Il faut ici remarquer que ces pots, très décoratifs, sont un échecs quant à leur utilisation: le fait d'être en fer rend impossible la croissance des plantes grimpantes qui devaient former un toit végétal au dessus de la place centrale... Une critique s'est aussi élevée quant aux murs de contention du bassin et murets qui entourent les terre-pleins: étant formés par des pierres entassées, ils sont un refuge idéal pour les rats qui ont colonisé le parc. En revanche on peut applaudir la création d’un écosystème naturel qui a permis aux oiseaux migrateurs de venir se reposer dans le bassin du parc.



samedi 9 juin 2012

Visite insolite de Barcelone à vélo. Le petit journal.com parle de nous

Mercredi 6 juin nous avons prit rendez-vous sous les moustaches du chat de Botero (Rambla del Raval) avec la jolie Lucie Barras, journaliste stagiaire au petit journal.com.

Voici l'article qu'elle a écrit sur notre petite aventure vélocipédique:


Deux routards barcelonais vous emmènent à vélo
Il y a un peu plus d'un mois, Lucie et François ont lancé un service de visites guidées de la ville, sur deux roues et en français. Grands spots touristiques, et surtout recoins en marge de la Rambla, en 3 ou 4 heures, chacun a droit à un itinéraire personnalisé. Belles rencontres garanties.
A Barcelone, quantité d'agences de « bike tours », emmènent chaque jour les touristes visiter la cité à bicyclette. Lucie et François, Barcelonais d'adoption depuis une quinzaine d'années et pédaleurs quotidiens ont cependant remarqué deux choses : presque aucune de ces agences ne propose un service en français, et surtout, les parcours sont toujours les mêmes : Gaudi, tapas et playa. Il y a un mois et demie, ils se sont lancés dans l'aventure « Barcelone à vélo ». Des escapades à vélo destinées aux Français désireux de sortir des sentiers battus. François ne débute pas dans l'accompagnement des touristes à vélo, moniteur-guide pour une agence depuis longtemps. Mais cette fois, il trace « sa » route.
Une ville-vélo
Dans la vie de tous les jours, métro et voiture ne font pas partie du vocabulaire des deux entrepreneurs. « Il est facile de  pédaler à Barcelone, le climat et la topologie s'y prêtent. » Mais il n'en a pas toujours été ainsi, comme le rappelle Lucie « Lorsque nous sommes arrivés, les pistes cyclables étaient rares, il régnait une culture de la voiture et de la moto. Finalement, le vélo s'est imposé, ça allait de soi. » Un essor lié aussi au développement de l'écologie. Pourtant, deux obstacles empêchent Barcelone de devenir une ville-vélo, comme certaines cités du Nord de l'Europe : la difficile cohabitation des vélos et piétons sur les trottoirs, et surtout les nombreux vols.
La Barcelone qu'ils ont vue changer
François et Lucie sont amoureux de leur ville et veulent faire découvrir la Barcelone qu'ils ont vu changer. « Les Parisiens trouvent hallucinant la façon dont cette ville bouge sans cesse », s'exclame le premier, avant d'être enchérit par Lucie : « Beaucoup d'icônes de la ville récentes se sont bien intégrées au paysage, malgré les polémiques. Il y a 20 ans, pour les Français, Barcelone faisait partie du tiers monde. » L'Euro, la spéculation immobilière, les Jeux Olympique et les flux migratoires, autant d'évènements qui ont forgé les quartiers. Les deux expatriés se souviennent de leurs débuts, dans le Ravel « Il n'y avait que des Catalans, et les loyers ne coutaient rien. Petit à petit, le quartier s'est « boboïsé ». Poble Nou et ses cicatrices de la Guerre civile, la déchéance de la vie alternative dans le Raval, les quartiers-villages, les anecdotes comme les immanquables, François et Lucie souhaitent raconter leur épopée barcelonaise, à travers une route adaptée à chaque client. Et dans une langue adaptée ! Car « Les Français parlent français ».
Un début positif
A première vue, le « client » de « Barcelone à vélo » a plus de 30 ans et prise le tourisme culturel. Les jeunes se tournant plus vers un tourisme low-cost et improvisé. « Mais il est arrivé de voir un groupe de jeune le matin, red-bull à la main et mal de crâne, après une nuit de fête », se souvient François. « Je veux leur montrer les deux aspects de Barcelone, leur expliquer que ça n'est pas forcément le paradis qu'il imaginent ». Un début positif, grâce à l'aide et aux conseils de leur « grande famille » du vélo. « Nous avons crée un blog, une page facebook. Ca prend du temps de se faire connaître », explique Lucie. Mais les premiers clients sont partis ravis, en plus d'avoir rencontré un bout de Barcelone, les voilà gonflés d'un sentiment de liberté : l'effet Barcelone à vélo. 

lundi 4 juin 2012

Visite insolite de Barcelone à vélo. Plan pistes cyclables Barcelone

les pistes cyclables de Barcelone



180 kms de pistes cyclables...et la majorités d'entre elles ne sont pas finies.

Première viste guidée de 2012

Notre première visite guidée du printemps 2012!

7 parisiens découvrent Barcelone à vélo...
N'étant venus que pour le week-end ils ont décidé de visiter Barcelone à vélo.
Nous leur avons proposé un parcours relativement facile et adapté au groupe:
Parc de la Ciutadella, Vila Olimpica et littoral, Forùm et PobleNou.

Voici une vue de la plage de la Barceloneta ce jour là:
Vous pouvez entendre notre guide expliquer que la mairie de Barcelone investi beaucoup d'argent, tout les ans, pour ramener le sable qui s'en va avec le mauvais temps en hiver...

Pour plus d'info contacter nous:www.barcelonavelo.com